
Au cours de nos méditations quotidiennes lors de notre étude biblique en groupe, nous nous attardons en silence sur les paroles de Jésus dans le Sermon sur la montagne, rapportées dans Matthieu 5 à 7, en demandant au Seigneur non seulement de nous enseigner, mais aussi de nous examiner avec douceur et profondeur à travers Sa Parole.
Au début du Sermon sur la montagne, Jésus a décrit la vie intérieure paisible de ceux qui lui appartiennent et a tendrement préparé ses disciples à la souffrance qu’ils rencontreraient dans ce monde. L’ennemi s’empresserait de pousser nos cœurs vers la haine, l’amertume et la colère lorsque nous sommes incompris, blessés ou combattus, mais ce n’est pas là l’esprit du Christ. Il nous appelle à vaincre le mal par le bien (Romains 12:21). Nous ne savons pas toujours ce que la grâce peut encore accomplir dans une autre âme, comme on le voit chez Saul, qui approuva la mort d’Étienne et fut plus tard transformé en l’apôtre Paul (Actes 7:55–58). Jésus lui-même ne riposta pas lorsqu’il fut raillé et battu (Luc 22:63–65). Lorsque nous répondons à la souffrance par la douceur, nous rendons discrètement témoignage à sa vie en nous.
Comprendre la colère et l’amertume d’un point de vue biblique
Les rabbins enseignaient que le meurtre rendait une personne passible de jugement, mais Jésus a conduit ses auditeurs au-delà des apparences, dans les recoins cachés du cœur. La colère et le mépris peuvent commencer discrètement, mais lorsqu’on ne s’en occupe pas, ils peuvent se transformer en amertume, en ressentiment et en une sorte de dureté intérieure. On attribue à Carrie Fisher cette phrase : « Le ressentiment, c’est comme avaler un poison mortel et s’attendre à ce que l’autre personne meure. » Lorsque la colère est gardée en nous au lieu d’être remise au Seigneur, elle assombrit notre communion avec Lui et laisse discrètement à l’ennemi la possibilité d’agir.
Pour ceux qui marchent avec le Christ, le Saint-Esprit nous permet souvent, dans sa grâce, de sentir quand la colère commence à monter, parfois avant même qu’elle n’atteigne nos lèvres. Dans ce moment de calme et de sainteté, nous sommes invités à présenter honnêtement ce que nous ressentons devant le Seigneur et à lui demander de nous rencontrer là, en nous donnant la douceur, la miséricorde et la fermeté de Jésus.
Réconciliation biblique : guérir une communion brisée
Jésus s’est ensuite tourné vers l’œuvre délicate et souvent difficile de la réconciliation lorsque la colère crée une distance entre les croyants. Parce que nous sommes engagés dans un combat spirituel, l’ennemi se réjouit de tout ce qui ébranle l’amour et affaiblit la communion. Si quelque chose a pris racine entre nous et un frère ou une sœur, nous ne sommes pas appelés à l’ignorer ou à le porter en silence pendant des années. Avant de venir vers le Seigneur dans l’adoration, Il nous demande de nous humilier, d’aller vers cette personne et de rechercher la paix : « laisse là ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande » (Matthieu 5:24).
Satan, l’accusateur des frères, se réjouit de la division parmi les croyants, mais il est repoussé lorsque le peuple de Dieu s’humilie, se repent et va les uns vers les autres dans la grâce. Certains des moments les plus doux et les plus paisibles où j’ai su que j’avais plu au Seigneur sont survenus après avoir rétabli une relation. L’humilité peut blesser notre orgueil, mais elle devient souvent la porte par laquelle la paix revient dans l’âme.
Le pouvoir des mots de blesser ou de guérir le cœur
Le Seigneur a également mis en garde contre les paroles qui blessent et rabaissent la valeur d’une autre personne : « Quiconque dira : “Tu es un imbécile !”, sera passible de l’enfer de feu » (v. 22). Dans les moments de colère, nous pouvons être tentés de parler d’une manière qui s’en prend au caractère d’une autre personne plutôt que de lui apporter la grâce. Le mot grec móros, traduit par « insensé », peut également signifier « obtus », « stupide » ou « sourd », et il comportait une connotation tranchante et méprisante. Le vieil adage « Les bâtons et les pierres peuvent me briser les os, mais les mots ne me feront jamais de mal » est tout simplement faux.
Les mots peuvent s’enfoncer profondément dans le cœur, surtout lorsqu’ils proviennent de personnes influentes, et certaines de ces blessures peuvent rester vives pendant de nombreuses années.
Guérir des blessures causées par les mots
Jésus a enseigné que les mots qui blessent l’esprit ont une grande importance aux yeux de Dieu. Prenons quelques exemples : « Tu ne seras jamais quelqu’un. » « Tu es exactement comme ton père. » « Tu es un idiot. » « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. » Si des paroles comme celles-ci t’ont été adressées, il serait bon de t’asseoir tranquillement avec le Seigneur et de lui présenter ces blessures, en lui demandant de relâcher leur emprise sur ton cœur et de les remplacer, petit à petit, par la vérité inébranlable de son amour et de sa voix.
Réflexion et application personnelle
· La méthode « Pause et soumission » : Le texte mentionne que le Saint-Esprit nous alerte avant que la colère n’atteigne nos lèvres. Appliquez cela en pratiquant la règle des 5 secondes. Lorsque vous sentez votre poitrine se serrer ou votre mâchoire se crisper sous l’effet de la colère, faites une pause, respirez profondément et priez en silence : « Seigneur, je te remets cette irritation dès maintenant. Donne-moi ta constance. »
· L'inventaire de l'autel : Avant de prier ou de lire les Écritures cette semaine, faites un rapide « examen de conscience ». Demandez-vous : « Y a-t-il quelqu’un que j’évite actuellement ou envers qui je nourris de la rancœur ? » Si un nom précis vous vient à l’esprit, notez-le et engagez-vous soit à prier pour cette personne, soit à faire un pas humble pour aller vers elle cette semaine.
· Un inventaire des blessures : Si des paroles négatives de votre passé continuent d’influencer votre comportement aujourd’hui, notez ces phrases sur un bout de papier. Dans la prière, remettez-les consciemment entre les mains de Jésus en disant : « Je rejette le mensonge selon lequel je suis [insérez le mot], et j’accepte plutôt ce que Tu dis à mon sujet. »Déchirer ou effacer physiquement ce bout de papier peut être un symbole puissant pour laisser la blessure derrière vous.
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